Iglesia de Santa María Andra Mari Plaza, 19
Église de Sainte Marie

  Inconnu. XV
Tour: M. Ibáñez de Zalbidea. 1617
Portique: M. Carrera. 1789-1791
Réhabilitation: Archte. G. Panera; Archte. Téchnique F. Aguiriano. 1993-94

 


Située sur un latéral de la ville et en substituant un autre temple antérieur, l´église de Sainte Marie formait partie des murailles défensives, à un tel point que les culées extérieures sont percées avec des arcs en plein cintre qui permettaient le passage. Ce chemin de ronde, existant encore de nos jours, fut construit au XV siècle et agrandi au XVI. Ceci fait de cet édifice gothique un des plus singuliers du territoire biscaien.

L´énorme temple de Sainte Marie, correspond à un édifice de vers la moitié du XV, avec trois nefs, un transept et un abside droit, couverts avec une croisée d´ogives. Entre les contreforts, à l´intérieur du temple, la noblesse locale plaça ses chapelles sous différentes invocations. La tour se situa aux pieds et devant elle Martin de Carrera érigea un portique néo-classique en L.

Clef : Le curé vit dans la maison en face du temple, Burdinkale, 17 - 1º.

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Iglesia de la Sagrada Familia Plaza de los Fueros, 5
Église de la Sacrée Famille

S. Raón. 1680


Elle se trouve dans un endroit prééminant de la trame urbaine, la présence du collège et de l´église des jésuites changea la morphologie médiévale de la ville, à la fois qu´elle inaugura le baroque à Biscaye. L´irruption du nouveau style ne peut être plus complète : la façade rend translucide les trois nefs du temple jésuitique par excellence, qui derrière le portique, nous introduit dans un plan de croix latine avec transept. La sacristie, de nos jours chapelle des Joséphins, entoure la tête droite. Le recouvrement se réalise à l´aide de canons avec des lunettes et d´un dôme sur pendentifs dans la croisée. La décoration est abondante, dense, grâce à des reliefs qui occupent les espaces avec ordre, tout un cadre grandiose pour les rites solennels de la Contre-Réforme. Celà se doit au mécénat de Juan de Urdanegi et Constanza de Luxan, résidants au Pérou, dont les restes et portraits se gardent dans la tête. En 1.964 le collège fut adcquis par les PP Joséphins de Murialdo.

L´église du Gésú de Rome (Vignola 1.568-76) origine de la typologie religieuse baroque, et dont l´influence s´étendra par tout le christianisme, arrivera enfin à Biscaye à travers d´Orduña, de cette Église de la Sacrée Famille. La Compagnie de Jésus, ses titulaires, propagandistes du Concile de Trente, furent aussi les protecteurs de l´Église baroque.

Clef : Dans le collège actuel des Joséphins.

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Santuario de Nuestra Señora de la Antigua Barrio de la Antigua
Sanctuaire de Nôtre Dame de l´Antique

J.B. de Ibarra et A. de Vega. 1754-1782
Réhabilitationet Archte. J. Sáez; Archte Téchnique F. Aguiriano. 1990-92


Du premier temple documenté à Biscaye il se conserve seulement l´entrée gothique sous un arc en ogive et quelques restes en plus qui se situent dans un latéral de l´église actuelle. Celle-ci fut érigée au XVIII, étant donné le nombre croissant de fidèles et il se suivit un plan de J.B. de Ybarra sans transept ni dôme. Plus tard s´introduisent des réformes dans le projet qu´approuvera Vega. Le résultat est une église de croix latine, avec un dôme dans le transept et une sévère façade baroque, avec l´influence de l´ancienne église des Jésuites. À l´extérieur les volumes s´intersectionnent et l´ensemble présente une grande harmonie. La décoration picturale intérieure est une oeuvre d´artistes de Vitoria (1.894-95). Le sanctuaire a étendu son influence spirituelle par Alava et le nord de Burgos et parmi son patrimoine meuble détache une Andra Mari bas-médiévale.

 

Conjunto Plaza de Orduña
Ensemble Place d´Orduña

   
Elle surgit presque depuis le début de la ville, comme un espace typique de marché extra-muros, la place est un élément singulier, surprenant depuis sa même dimention, inhabituelle dans les villes médiévales biscayennes, puissante visuellement, avec des arcades qui la parcourent presque dans son intégrité. Le rôle d´Orduña, fondée en 1.256, fut fondamental pour assurer les chemins depuis Vitoria ou Miranda de Ebro vers Encartaciones-Castro Urdiales ou vers Bermeo-Bilbao. Mais la même dimention de la place, en occupant pratiquement la longueur urbaine des trois rues originelles, et la même dimention de l´Enceinte médiévale, la plus grande de Biscaye, indiquent l´importance du rôle économique et social de la ville et de sa place.

Avec des documents qui nomment les premières constructions avec des arcs à la muraille, la formalisation actuelle doit se situer à partir de l´incendie de 1.536, qui ravagea pratiquement la ville. Le Palais Mimenza, Place de Los Fueros 11, coin avec la rue Orduño, procède de 1.555, et il constitue une référence de la Renaissance de l´Orduña de l´époque : en forme de portique, construit en brique avec des balcons en forge, c´est un exemple architectonique et urbain, des relations castillanes de la Ville, plus concrètement encore, avec la Cour de Valladolid des Austrias. De la période baroque détache sur le même front de la place, le Palais Diaz-Pimienta, Place de Los Fueros 14, un volumineux édifice conçu de front avec sa double grosse tour à la place, retentissant, non seulement urbain à cause de la continuité du portique, sinon parce qu´il introduit le long balcon, un élément de paticipation de fête, très de son époque. Les deux anciens palais nommés, sont de nos jours reconvertis en logements multiples.

La Mairie est un autre édifice frappant, construite en 1.771, en s´appuyant sur la muraille et la grosse tour qui formèrent partie aussi de l´Hôtel de Ville antérieur. De proportions et rythmes de façade magnifiques, elle résulte visuellement trés attractive, dans une composition originelle, et qui répète le long balcon au premier étage. L´édifice de la Aduana, en occupant tout un front de la place, est une construction qui réduit au fondamental de nombreux travaux préliminaires du néo-classique français plus radical, que soit vrai ou non la présence attribuée d´Olaguibel d´Alava dans les plans de l´édifice : très petite expressivité, nombre impair de travées et d´embrasures, rotondité dans le virement du coin, matériel pur. Construit par M. de Carrera en 1.787-92, financé par la Couronne, en apparaissant le blason Royal au fronton de l´édifice.

Des maisons du XIX en majeure partie, terminent de compléter cet espace, urbanisé à nouveau au début de ce même siècle, avec le boisé actuel, le kiosque et la fontaine. L´église de la Sacrée Famille, à cause de sa trascendance mérite une mention à part.

 

Casa Llaguno Paseo de la Antigua, 7
Maison Llaguno

Archte. E. Amann. 1913

L´arrivée du chemin de fer à Orduña, convertira le secteur Ouest de la Ville en un milieu revalorisé, transformé en "agrandissement" avec un caractère de ville-jardin. Il se rédigera même un Plan d´Agrandissement, par F. Ugalde en 1.905, qui n´arrivera jamais à s´approuver, bien que dans la pratique il s´assumera en grande partie, par les nouveaux propriétaires, et par un groupe d´architectes qui construiront les maisons, et auxquels la "Philosophie" résidentielle proposée par Ugalde n´est pas inconnue.

Sur le trajet il reste des maisons de M.M. Smith, ou de Apraiz d´Alava, sur elles détache la maison Llaguno, une oeuvre encore précoce mais importante d´Emiliano Amann, indispensable pour comprendre le vaste chemin créateur de sa vie professionnelle. Les références néo-régionalistes sont une première et absolument trompeuse vision de la maison. Ses façades latérales et postérieures montrent une composition propre, dénuée, au goût centre européen qu´Amann connaissait bien, et la maison s´insère dans une perspective romantique du jardin, en dominant les vastes potagers postérieurs. La maison a beaucoup du mode d´intégrer un milieu environnant de l´anglais Lutyens, autant dans la domination intérieure d´espaces que dans sa continuité visuelle avec l´extérieur. Le concept de la maison est beaucoup plus avancé de ce qui peut paraître au premier coup d´oeil, elle est loin du caractère éclectique d´autres maisons voisines, elle montre les lignes simplificatrices de l´oeuvre postérieure de l´auteur.


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